Conte obscur

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Mes vies d’hiver

dans des housses patientes

repassées par l’attente

Le cœur en naphtaline.

A l’avenir les bourrasques à fenêtre

me guettent

L’horizon est un faux pli, je repasserai demain.

****

ô ma reine reine

morte parmi les mortes

je n’entends plus jaser l’été

Effondrement des colonies

haute haute haute mortalité*

****

Je regarde au-dehors et fixe toute

l’obscurité intérieure

Nuit, tu es nuit à nouveau

lune vieille de ma veille,

nuit à nouveau

laisse ta suie sur ma peau,

l’empreinte de ton soir

comme un pas aux paupières multiples,

grand oeil clignant d’extase

 

*et moi les bras ballants, les ailes lasses

 

 

 

 

 

7 réflexions sur “Conte obscur

  1. L’horizon est un faux pli, je repasserai demain.

    Ça me fait penser à certains textes de Bashung, bourrés de jeux de mots biens sentis, du genre,

    Je passe pour une caravane
    Pour un chien qui n’en démord pas

    Bonne année à toi

    Aimé par 1 personne

  2. Coucou Henriette ! Ca me fait plaisir de te lire. Plein d’images et une impression de cocon un peu étrange (les ailes lasses…). J’ai juste eu par moments un peu de mal avec la (non) ponctuation, comme dans le premier. Merci pour ces poèmes 🙂

    Aimé par 1 personne

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